Elodie, batteuse-chanteuse de The Sexopath

The Sexopath, groupe originaire de Carcassonne, délivre un punk rock burné. A la batterie et au chant, Elodie, seul membre féminin du quatuor, semble à l’aise dans cet univers masculin, allant jusqu’à endosser le pseudonyme de Pupute Vulverine !
Interview.

Vous êtes batteuse-chanteuse. Que faisiez-vous avant de rejoindre The Sexopath ?
Je jouais dans un groupe qui s’appelait Virus In Venus, C’était très rock seventies avec des influences grunge et stoner. Il y avait un chanteur lead et je faisais des chœurs, toujours à la batterie. C’était mon premier vrai groupe où je commençais réellement à m’exprimer musicalement et techniquement aussi, car la maîtrise d’un instrument prend du temps.
Bien avant Virus In Venus j’ai eu plusieurs groupes différents, toujours rock, dont un groupe de nanas, copines du lycée. C’était une période vraiment chouette ! Je découvrais des groupes, des styles, des sons, des musiciens et musiciennes, j’avais envie de faire pareil. L’état d’esprit « rock » me correspondait, ça me parlait et j’aimais aussi l’effet cathartique que ça avait sur moi, ce qui est toujours le cas d’ailleurs. C’est même un besoin.
Dans quelles circonstances avez-vous intégré le groupe ?
C’était au moment où The Sexopath cherchait quelqu’un à la batterie, le batteur venait de les lâcher. Bertrand le guitariste (Troutrou, c’est le petit surnom que je lui ai donné, il n’a pas eu le choix (rires). Vous l’aurez compris : les surnoms pourris sont ma spécialité !) était disquaire et mon petit copain du moment allait régulièrement à sa boutique. Bertrand lui a demandé mon numéro pour voir si j’étais intéressée par une audition. J’avais déjà eu l’occasion de voir The Sexopath en concert plusieurs fois, trois ans auparavant, avec la bassiste chanteuse de l’époque. J’aimais bien leur style, leur délire, ça envoyait. J’avais 17 ans, je n’avais que 3 ou 4 ans de batterie dans les poignets à ce moment-là, j’étais une bleue comme on dit (rires) ! Puis je les ai rejoints en 2008. Dernier changement en 2012, lorsque Bertrand, Damien et moi-même avons intégré Guillaume à la basse lors du départ de la bassiste.
Après deux changements de line-up, le groupe affirme avoir trouvé un équilibre. A quel niveau pensez-vous y avoir contribué ?
Je pense avant tout que c’est une histoire d’alchimie avec les personnes avec qui tu crées. Nos caractères sont compatibles tout simplement, car la musique c’est aussi de l’humain, c’est ce qui fait qu’un groupe tient la route et persévère. On est tous les quatre très ouverts, tolérants et on s’aime. Hum ! Ça sent le hippie par ici (rires). Je pense quand même y avoir contribué musicalement hein ? (rires). Je bosse mon instrument sérieusement, et surtout je lâche rien ! Je suis passionnée. On l’est tous les quatre évidemment.
En ce qui concerne le chant, ce sont les gars qui m’ont demandé de reprendre le lead en plus de la batterie car ils préféraient garder une voix féminine. Je ne pensais pas pouvoir tenir un set entier, car niveau énergie et indépendance, faut envoyer. Puis j’ai leur ai dit « OK, pourquoi pas, on peut toujours tenter » et avec quelques mois d’entraînement, j’y suis arrivée. Et je me suis prise au jeu, je m’éclate !
Mais je pense que ma réelle contribution c’est que je ne bois pas et ne fume pas ! Donc je ne leur coûte pas cher en bière et je les ramène s’ils ne peuvent pas conduire ! C’est que pour ça en fait ! Les salauds ! Par contre j’ai 10 ans de dossier de photos compromettantes si je veux les faire chanter un jour ha ha ha !
L’univers masculin a ses codes, son langage… Et son humour ! Sur le Facebook de The Sexopath c’est : Cracrazone (Carcassonne), In Fuck We Trust (album), une photo de couverture avec des packs de bière sur la tête, sans oublier Pupute Vulverine ! Dans ce registre, vous suivez les garçons ou vous êtes pire qu’eux ?
(Rires) Pire, je ne sais pas… ce qui est sûr, c’est qu’avec eux, je reste moi-même et eux ne font pas de différence avec moi juste parce que j’ai des nichons ! Aujourd’hui, Il y a beaucoup plus de musiciennes qu’on le pense, mais on n’en parle pas, tout simplement. D’ailleurs, c’est cool que Rockeuses le fasse, merci. Le leitmotiv de The Sexopath : ne pas se prendre au sérieux. Jamais ! Et pour ça, on s’est bien trouvé. On n’arrête jamais. Faut voir ce qu’on débite comme conneries et jeux de mots moisis à la minute… C’est juste parfait !
Idem pour les concerts ? Comment cela se passe-t-il avec le public ou les autres groupes de punk rock ?
De manière générale, ça se passe toujours bien, au pire on se fait de nouveaux potes (rires) ! A la base, la musique, c’est un partage, alors on essaie de tourner avec les groupes avec qui on accroche, sur des dates communes. Impossible de nous faire changer : on est débiles, mais respectueux ! Puis quand faut envoyer la braise, on est là à 200%. On peut donc être pro et débile en même temps. Si, si ! Puis ça permet bosser dans la bonne humeur !
Prochaine actualité de The Sexopath ?
Depuis la sortie de notre premier album, In Fuck We Tust, (autoproduit de A à Z, disponible en vinyle, CD, et sur différentes plateformes de téléchargement web). On bosse sur des nouvelles compos, un enregistrement est prévu mi-avril prochain avec notre ingé-son préféré Pierre Montel, qui se régale de nous supporter et nous aide à concrétiser tout ça ! Sinon nous jouons prochainement à Toulouse (23 février), à Bourges (21 avril) et à Toulouse (12 mai) pour le festival Replik’Arts. Nous cherchons une date le 22 avril entre Bourges et Carcassonne ! D’autres dates vont rentrer. J’en profite donc pour lancer une bouteille à la mer. Nous cherchons des dates partout en France et au-delà d’ailleurs, car le rock’n’roll sauvera le monde ! Et si un label est intéressé… Ben ça nous arrange aussi !
Merci pour cette interview.
Merci « Rockeuses » ! Ce fut un plaisir ! A bientôt ! Bisous Bisous !
Plus d’infos : www.thesexopath.com
www.facebook.com/The-Sexopath-562839303790268
Photos © Fabien Rouire

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