The Go-Go’s : féministes avant l’heure

Les cinq rockeuses de The Go-Go’s ont été des pionnières à plus d’un titre. Féministes avant l’heure, elles ont laissé un héritage musical qui a inspiré le rock féminin des décennies suivantes.

Parmi les formations féminines issues de la vague punk-new wave de la fin des années 1970 et du début des années 1980, The Go-Go’s reste la plus populaire. Ce groupe est devenu une légende du rock’n’roll pour de multiples raisons. Il est le premier groupe exclusivement féminin à avoir été commercialement rentable et à échapper à l’emprise masculine. Dès le début, ces jeunes rockeuses ont affirmé leur indépendance. Elles étaient auteures, compositrices et interprètes de tous leurs titres. Féministes avant même que ce mot n’existe, elles ont réussi dans le show biz sans être contrôlées par un producteur masculin ou dirigées, à l’instar des Runaways, par un manager tel que Kim Fowley.
Le groupe a fait son apparition dans les rues malfamées d’Hollywood (Californie) en 1978, d’abord sous le nom de The Misfits, avant d’opter définitivement pour The Go-Go’s l’année suivante. La formation originelle comprenait Belinda Carlisle (chant), Jane Wiedlin (guitare, chœurs), Charlotte Caffey (guitare solo), Margot Olaverra (basse) et Elissa belllo (batterie). Cette dernière sera très vite remplacée par Gina Schock. Un peu plus tard, la bassiste, souffrante, sera remplacée par Kathie Valentine.
Les filles se produisent d’abord dans les bars californiens avant d’entamer une tournée anglaise en 1980. Elles se font rapidement un nom sur la scène punk de leur Californie natale. Leur premier single We got the beat est leur ticket d’entrée chez IRS Records. Le label ne regrettera pas de les avoir fait signer. Leur premier album Beauty and the Beat (1981) va être le disque de tous les records. Dès sa sortie, c’est un succès : l’album restera six semaines à la première place du Bilboard et le magazine Rolling Stone le classera dans sa liste des 500 meilleurs albums de tous les temps. The Go-Go’s vont enchaîner les succès et devenir les « petites chéries » des Américains. Bien avant The Bangles, elles sont la première formation 100% féminine à passer régulièrement sur MTV. Elles vont aussi se forger une réputation de rockeuses trash en se comportant comme des mecs (drogue, alcool et saccage de chambres d’hôtel).
En 1985, la séparation du groupe est consécutive au départ de Jane Wiedlin. Belinda Carlisle se lance dans une carrière solo et sort deux albums (Belinda et Heaven on Earth).
The Go-Go’s se reforme en 1990 pour quelques enregistrements studio et participe à une action du People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). Elles se réunissent une nouvelle fois en 1994 pour enregistrer trois nouvelles chansons qui figureront sur Return of the Valley of the Go-Go’s. On peut affirmer que ce double disque compilation a inspiré le rock alternatif féminin. Il présageait de l’avènement du Riot Grrrls.
Actuellement, The Go-Go’s ne sont plus que quatre : Belinda Carlisle, Jane Wiedlin, Charlotte Caffey et Gina Schock. Aux dernières nouvelles, elles ont fait une apparition remarquée aux Bilboard Music Award 2016 en interprétant leur tube We got the beat.
www.gogos.com
Sources : inspiré des articles écrits par Art Tavana (www.laweekly.com) et de Stephen Thomas Erlewine (www.allmusic.com).
Photo de Une, de gauche à droite : Caffey, Wiedlin, Carlisle, Schock et Valentine © Robert Matheu/Camera Press/Redux 1981
Photo The Go-Go’s for PETA - 8 octobre 1990 © AP Photo/Sam Jones
Photo ci-dessous © Page Facebook de The Go-Go’s

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