LeS GLoP : always on the road

LeS GLoP (sans s) est un duo pop-rock originaire de Toulouse. Chris et Dom aiment la scène, jouer, jouer et encore jouer. Comme le succès est au rendez-vous, ils ont toujours plus de dates et sont souvent sur les routes.
Interview.

Bonjour Chris, bonjour Dom. Il nous semble que l’origine du nom de votre duo, et sa fantaisie orthographique, devraient nous renseigner sur votre parcours musical.
LeS GLoP : Bonjour.
Dom : Ben…en fait pas du tout. Vous connaissez le « glop ! pas glop ! » de Pifou dans Pif Gadget !
En fait, un soir de studio, ou plutôt une nuit, un peu fatigué après une rigolade entre potes, il y a en un qui a lâché le fameux « c’est glop ! », une expression positive de son vocabulaire quotidien qui me rappelle de suite mes lectures d’avant… Mais ça c’était avant…
Chris (avec le sourire) : Et un autre pote a eu la riche idée de dire « ça c’est un nom de groupe ». On l’a gardé, tel quel, sans le s.
Je n’ai pas su proposer un autre nom qui me convienne à moi aussi, submergée par tout ce qui se passait autour de moi. Nous avions pris la décision de vivre de notre passion, jouer, chanter, studio d’enregistrement, les dates qui commençaient à être programmées, j’étais surexcitée. Et puis, je n’ai pas vraiment connu cette BD. Pour moi, « glop ! glop ! » c’est juste une onomatopée positive qui sonne bien. Alors pourquoi pas ! Et la fantaisie orthographique, LeS GLoP, les consonnes en majuscules et les voyelles en minuscules, me demandez pas pourquoi, (sourire), c’est l’humeur du moment. Mais depuis quelques temps, on pense sérieusement à trouver un nom qui corresponde à notre musique ou plutôt aux sentiments qui nous portent à faire cette musique. On a quelques idées !
Arrêtons-nous en 2009. Vous redevenez un duo et pendant un an, vous préparez votre retour sur scène. Quels ont été vos choix artistiques et pourquoi ?
Dom : A ce moment là, le duo, c’est une première pour nous. Le groupe n’était pas viable, trop cher, manque de disponibilité des musiciens occupés dans diverses formations…
On avait décidé d’essayer de vivre de notre musique. Il fallait jouer. C’est exactement ce qui s’est passé. Depuis 2010, les concerts s’enchainent de cafés-concerts, en bars musicaux, anniversaires… Il a quand même fallu un an pour revoir tout le set. Passer de 5 à 2, mon jeu de guitare n’allait pas être le même. J’étais un guitariste rythmique et j’estimais que ça ne suffisait pas pour notre musique donc j’ai bossé la guitare un an. Aujourd’hui je pense avoir trouvé mon jeu.
Chris : Le duo, c’est le meilleur compromis qu’on ait trouvé mais je vous avouerai que la scène avec un groupe me manque énormément. Pour en venir à nos choix artistiques, on reste fidèle au rock, à la chanson rock. C’est la musique qui nous a bercé tous les deux… mais pas à la même période (éclat de rires).
Dom : Oui, moi c’était plutôt à la fin 70 début 80, la vague punk, le rock français et bien sûr les groupes anglo-saxons….
Chris : Alors que moi, c’était plutôt fin des années 80, les années 90 et 2000. On n’a pas tout à fait le même âge (éclats de rire) On n’a pas la même culture musicale. Mais c’est ce mélange qui est glop !
Quand j’écris et que je compose, je ne réfléchi pas, je laisse venir, je me laisse guider par mes sentiments, mes émotions, mon imagination, mon instinct. De toute façon, je ne sais ni lire ni écrire la musique alors je n’ai pas le choix (éclats de rire). Quand j’aime bien ce que j’ai fait, je le propose à Dom et si ça nous plaît, on garde sinon, on jette et on recommence. C’est aussi simple que ça. Je pense que c’est pareil pour Dom. Non ?
Dom : Il est clair que ma culture musicale se retrouve dans nos compos, les guitares sont incisives et j’adore quand le son est brut de décoffrage donc forcément on retrouve ça dans nos chansons. Je ne sais pas si on peut dire qu’on a fait un choix artistique, je pense plutôt qu’il y a des évidences et qu’on les attrape au vol. Je n’ai jamais calculé, je joue, j’enregistre, je réécoute et si c’est encore bon une semaine plus tard, on garde… Bien sûr que l’on travaille sur les arrangements avec plus de finesse et qu’on essaye de garder une ligne de style mais les chansons sortent le plus souvent sans réfléchir…. C’est ça qui est bon…..
En 2010, vous reprenez la route et présentez votre EP rock garage : «…la suite…». Vous ne vous attendiez pas à un tel accueil du public.
Chris : Non, effectivement, on ne sait jamais comment ça va se passer. Et… on est toujours très bien accueilli. Ça me surprendra toujours d’ailleurs. Pas du tout sûre de moi, jamais totalement satisfaite de ce que je fais, je cherche toujours à faire « mieux », ce terme agace Dom d’ailleurs (clin d’œil, sourire). Je cherche toujours à être au top, donner le maximum de moi-même.
Dom : Oui, même si « peut faire mieux » a le mérite d’exister, il faut faire attention de ne pas tomber dans l’excès de mieux qui peut vite basculer dans une insatisfaction permanente qui nous priverait de tout jugement positif… J’ai envie d’être satisfait car c’est pour moi la clé du bonheur et la condition pour partager les émotions… Je pense qu’il y a un réel danger à vouloir toujours faire mieux car en plus ça ne veut rien dire du tout…Mieux pour qui, mieux pour quoi ? Le mieux peut être l’ennemi du bien…
Chris : Notre public est souvent sur la réserve, on est une découverte en même temps, je fais pareil quand je vais à un concert. Je préfère regarder, écouter ce qui se passe plutôt que de danser ou sauter dans tous les sens. En tous cas, qu’il y ait 20, 50 ou 200 personnes, ça fait toujours plaisir de voir des pieds et des doigts taper la mesure. Les gens écoutent et ils ont le sourire. Leurs offrir un bon petit moment hors temps, pour moi, c’est mission accomplie (émue).
Dom : Pour ma part je suis toujours émerveillé de voir ce qu’on produit comme effets sur les gens qui viennent nous voir, les retours sont très valorisants et le fait de chanter en français est un plus indéniable… C’est super cool en tout cas et les concerts sont de vraies parties de plaisir et de partage, ça se sent…
Il est vrai que vous chantez exclusivement en français alors que (mis à part Dolly, Niagara et Rita Mitsouko) tous les groupes ou artistes dont vous reconnaissez l’influence sont anglo-saxons.
Chris : Oui, on reprend Nino Ferrer et Jacques Dutronc aussi. Et « OUI » vaut mieux que je chante en français sinon ça serait comique voire à mettre dans un bêtisier de casseroles (éclats de rire). Je ne parle pas anglais, je ne comprends pas l’anglais et j’ai l’accent toulousain, vous imaginez le résultat (éclats de rire). Remarque, ce serait peut-être un concept, le yaourt du sud-ouest (éclats de rire). Non, sérieusement, les influences anglo-saxonnes, c’est Dom. Moi, effectivement, c’est le rock français que vous avez cité mais aussi le blues, la soul, le rythm and blues, le blues-rock, le jazz-rock, Etta James, Janis Joplin, Beth Hart pour ne citer que ces trois-là. Mais ça ! C’est ce que j’aime écouter en boucle mais je n’ai pas cette culture américaine. La musique que je fais c’est celle qui me vient instinctivement quand je prends ma guitare et mon stylo et puis je la retranscris comme je peux.
Dom : Mes influences sont aussi françaises même si on ne les cite pas car peu connues. Il y a des groupes français comme Bijou, Fixed Up, The Dogs ou encore Roadrunners, Starshooter, Little Bob, Les Satellites, Orchestre Rouge et je pourrais en citer bien d’autres encore mais peu de gens les connaissent tandis que les groupes anglo-saxons que l’on cite sont connus et donnent le ton de la même façon…
Pour ce qui est du chant en français, je trouverais dommage que l’on ne chante pas dans notre langue puisque c’est la nôtre. On veut que tout le monde comprenne nos textes… Le public nous félicite toujours pour ce choix, c’est un plus…
Vous adorez la scène et cela tombe bien car la liste de vos concerts est réellement impressionnante. Qu’est ce qui explique que vous totalisiez autant de dates ?
Dom : C’est simple, je suis toujours pendu au téléphone à démarcher.
Chris : Et moi, je fais le lien avec le web. Ça tombe bien, je déteste le téléphone (grimaces).
Dom : Et moi, je n’y comprends rien en informatique (sourires). Sans rire, il faut savoir ce qu’on veut, donc on bosse beaucoup et ça paye… Heu en dates de concert…
Une chose est sûre, en dehors du fait de passer beaucoup de temps au téléphone pour démarcher, quand on joue quelque part il est rare qu’on ne soit pas reprogrammé l’année suivante. Certains endroits nous font même passer plusieurs fois dans l’année.
Excellentissime et impensable pour nous quand on a commencé… Notre musique touche beaucoup de monde et de tous les âges en plus, nous n’avons que des bons retours, les chansons parlent aux gens et ils nous le disent, le plaisir d’être là et notre complicité sur scène se ressent et ça en rajoute à la musique. Que ça dure, ceci dit on fait tout pour.
Vous êtes toute l’année sur les routes et vous aimez cela également. Vous utilisez votre page Facebook pour donner de vos nouvelles. Vos photos prises On the road sont toujours originales et de qualité. Qui gère la « communication visuelle » des GLoP ?
Chris : j’ai un peu donné la réponse dans la question précédente. Vous avez compris qu’on se débrouille que tous deux pour tout gérer. Le visuel, c’est moi. Sauf, quand je décide de monter sur le toit du camion pour faire une photo, Dom immortalise la cascade (éclats de rire).
Dom : LeS GLoP, c’est Chris et moi uniquement donc, disques, tournées, merchandising, communication, affiches etc c’est nous.
Chris : Ceci dit, si des professionnels veulent se joindre à nous dans le but d’aller plus loin, d’aller plus haut, on est à l’écoute de toute proposition.
Un grand merci à tous les deux pour cet entretien, et… bonne route !
LeS GLoP : Merci à toute l’équipe des Rockeuses et rendez-vous sur les routes. V
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Photos © LeS GLoP / Photo de Une  © Lou

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